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Notre année sabbatique racontée

Boracay

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Nous passons une bonne partie de la journée sur un gros ferry. Les enfants jouent avec les légos ou aux échecs avec d’autres passagers locaux trop heureux de voir « des petits blancs « . Cécile et Stéphane parlent du retour, ça se rapproche vite, on commence à faire des projets. Nous restons positifs et optimistes, pour nous c’est la clé d’un retour réussi.

Nous arrivons de nuit à Caticlan sur l’ile de Panay, notre destination finale est Boracay, une ile au large à peine a 10 minutes de pirogue, nous ne la rejoindrons pas ce soir ayant lu dans guide que les logements étaient chers. Nous ferons donc la traversée demain et nous laisserons le temps de chercher un logement adapté à notre budget.

En approchant de l’ile le lendemain matin, nous sommes enchantés de voir partout des voiles bleues, triangulaires montées sur des petites pirogues à balanciers.

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Boracay au loin

Depuis le début de notre voyage il y 8 ou 9 mois, nous n’avons pas vu de voile en Asie du sud est ou quasiment pas.

C’est sur ici nous en profiterons.

Nous trouvons une guest house sympa, un peu chère pour notre budget (40€ les deux chambres avec petit déj), l’Orchid Resort à 100 mètres de la plage. L’endroit est super au milieu d’un petit jardin où poussent d’innombrables orchidées.

Un tricycle transportant des bambous traverse un carrefour…

Mais ce matin nous sommes inquiets : Pierre-Lou ne se sent pas bien, cette nuit il a rejoint son père dans le lit, avec de la température. Ce matin il n’a pas d’appétit, il a des courbatures, se plaint… A 11h00 la fièvre revient… notre inquiétude continue de grandir, il y a quelques jours sur Palawan, nous étions en zone impaludée. Nous recherchons le centre médical et arrivons à 15h00, dans une sorte de dispensaire où un « docteur » mange au milieu de la « pharmacie », nous ne sommes pas très rassurés.

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On pique le doigt de Pierre-Lou pour une rapide analyse de sang… Quelques minutes plus tard le « docteur » revient avec un diagnostique tout aussi inquiétant : suspicion de DENGUE… un deuxième rendez-vous est fixé pour le lendemain matin, pour confirmer le diagnostique.

Branle bas de combat, si la dengue est confirmée, il nous faut un véritable hôpital, la seule structure hospitalière du pays correcte, semble être Manille, ce qui veut dire : bus, bateau, bus, avion….

Nous prenons contact avec l’assurance pour l’ouverture du dossier rapatriement, au cas où…

Nous dormons fort mal, anxieux et inquiets. A 8h00 nous sommes dans le centre médical pour une deuxième analyse. Ouf ! il ne s’agit pas de la dengue mais d’une infection bactérienne, quelques antibiotiques et tout devrait rentrer dans l’ordre.

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Nous allons maintenant pouvoir profiter de cette fameuse plage, la « White Beach ». Quelle déception, elle n’est pas blanche mais verte d’algues. Dans l’eau, prés du bord, flotte une quantité impressionnante d’algues, on dirait une soupe de salade ! L’urbanisation anarchique du bord de plage n’est certainement pas étrangère à cette pollution.

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La green Beach de Boracay

Le plus ironique est que pour rentrer sur l’ile vous devez payer une taxe de 100 pesos par personne pour la préservation de l’écologie (le prix du billet de bateau est lui de 25 pesos). Une mascarade : pas une poubelle sur la plage, les égouts à ciel ouvert et une ile absolument surpeuplée !

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Mais nous restons ici pour faire du voilier et c’est avec grand plaisir que nous essayons ces petits bolides survitaminés et très légers, assis en bout de balancier nous décollons littéralement à chaque risée. Un grand moment de plaisir pour toute la famille.

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Nous voulions faire le tour de l’ile pour cela il y a un passage un peu compliqué, le chenal entre les deux iles de Panay et Boracay, à remonter au prés. Houle, vent force 4 nous en ont empêchés à deux reprises.

La première fois, le foc éclate, nous sommes dans le chenal, par forte houle, le bateau n’avance plus et se rapproche dangereusement de la plage, de très fortes sensations s’emparent de nous tous. En fait nous ne risquons pas grand-chose, nous sommes à quelques mètres de la plage, seul le bateau peut avoir de vrais problèmes.

La deuxième fois que nous tentons de traverser ce chenal, les conditions sont encore plus dures, avec un foc tout neuf, mais des creux de 2-3 mètres avec en plus un vent fort. Le bateau tape violemment dans les vagues, virer sur ce type d’embarcation est difficile, il faut mettre le foc à contre… ça bouge beaucoup, ça monte haut et enfourne. Un flotteur se détache: la cata, il faut mettre en fuite. Nous nous arrêtons sur une petite plage à proximité et faisons une réparation de fortune avec du gros fil nylon !

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Nous renonçons au tour de l’ile pour faire de la vitesse sous le vent de l’ile. Là, la mer est calme, le vent fort est régulier. Nous faisons des pointes à plus de 20 nœuds, ça décoiffe !

Les bateaux de 7 ou 8m sont très légers et surtoilés, les accélérations sont fortes et les sensations aussi, par contre ce type pirogue à balancier vire très mal et a du mal à passer dans la houle, chaque vague ramenant la carène perpendiculaire à celle-ci.

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Pierre-Lou est à présent parfaitement guéri, il retrouve ses jeux, la plage, les châteaux de sable. Les enfants jouent beaucoup ensemble, ils ont l’air heureux.

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Nous partons pour Tablas, une ile à quelques heures de là, un peu plus au nord.

 

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